Depuis le début, nos bougies sont coulées dans des verres. Ils viennent de fournisseurs européens, ils sont réguliers, ils coûtent peu cher, et ils ressemblent à ceux de tout le monde.
Nous travaillons donc depuis plusieurs mois avec un atelier de potiers en Crète pour développer nos propres contenants. Voici où nous en sommes.
Pourquoi la Crète
Parce que la poterie y est restée un métier de village plutôt qu'une industrie. Les ateliers tournent encore des pièces à la main, en petites séries, avec des terres locales et des émaux qu'ils formulent eux-mêmes. C'est exactement la même échelle que la nôtre, et ça change la conversation : on parle formes et cuissons, pas minimum de commande.

Ce que nous dessinons
Marion a commencé par des planches de recherche : proportions, épaisseur des bords, hauteur, contenance. Un bol dont le bord est trop fin se fêle, un bol trop profond empêche de décorer la surface, un bol trop évasé laisse la flamme au fond d'un puits. La contenance visée tourne autour de 100 à 150 ml, pour un diamètre de 9 à 11 centimètres.

Trois familles d'objets sont sur la table. Le bol à bougie, qui reste la pièce principale. Le porte-savon, avec ses trous d'évacuation et ses pieds surélevés, qui manquait à la gamme depuis longtemps. Et le brûle-parfum ajouré, qui existe déjà dans la tradition locale.

Les couleurs
Elles viennent du paysage, ce qui est facile à dire et long à obtenir. Sable, terre cuite, olive, bleu nuit, turquoise, brun volcanique : chaque teinte demande un essai d'émail, une cuisson, puis un ajustement.

Nous travaillons surtout sur des émaux réactifs, ceux qui bougent à la cuisson et ne donnent jamais deux fois le même résultat. C'est ce qui nous intéresse et c'est aussi la principale difficulté : la couleur peut varier, le diamètre intérieur ne doit pas bouger, sinon la mèche n'est plus la bonne d'une pièce à l'autre.

Ce qui reste à régler
Un contenant de bougie n'est pas un bol de petit déjeuner. Il chauffe, plusieurs heures, de façon répétée, et la terre doit tenir ce cycle sans se fîler. Chaque forme retenue passera donc par des tests de combustion complète avant d'entrer en série, chez nous, sur la table de l'atelier.
Restent le transport depuis l'île, la casse qui va avec, et le coût au kilo d'une céramique comparé à celui d'un verre. Ces pièces coûteront plus cher, nous le savons déjà.

Nous ne donnons pas de date de sortie. Le jour où les premières pièces arriveront rue Pelleport, elles seront sur la table des ateliers avant d'être en boutique : autant que ce soit vous qui les coulez en premier.
Ce que nous coulons dedans, en attendant, est décrit ici.