Sur une étiquette, « cire végétale » est devenu un argument de vente. Ce que ça change vraiment par rapport à la paraffine, matière de la majorité des bougies du commerce.
D'où elles viennent
La paraffine est un dérivé du raffinage du pétrole. Peu chère, stable, facile à travailler en série. Les cires végétales viennent de plantes : karité, tournesol et soja pour les nôtres. Ressource renouvelable d'un côté, fossile de l'autre.
À la combustion
La cire végétale fond à plus basse température. Elle brûle donc plus lentement, et une bougie de même taille dure plus longtemps. Bien méchée, elle produit moins de fumée noire qu'une paraffine bas de gamme.
Une bougie mal utilisée fume de toute façon, quelle que soit sa cire. Mèche trop longue, courant d'air, combustion trop courte qui creuse un tunnel : les gestes comptent autant que la matière.
Au parfum
La paraffine restitue les parfums avec beaucoup de puissance, c'est sa force commerciale. La cire végétale diffuse plus doucement, sur la durée. Moins d'effet en entrant dans la pièce, davantage en restant.
À l'œil
Rendu mat, crémeux, légèrement irrégulier du côté végétal. Le givrage, ces fleurs de cristallisation qui apparaissent en surface, fait partie de la matière et n'est pas un défaut. La paraffine est plus lisse et plus brillante.
Au prix
La cire végétale coûte plus cher au kilo, et le fait main ajoute le temps de la personne qui coule, décore et étiquette. C'est ce que vous payez dans une bougie artisanale : la matière et la main.
Notre choix
Tout ce qui sort de l'atelier est coulé en cire végétale. Le détail des cires que nous utilisons, et celle que nous développons, est dans cet article.
Pour faire durer la vôtre : première combustion jusqu'à ce que toute la surface soit liquide, mèche recoupée à 5 mm avant chaque allumage, jamais plus de quatre heures d'affilée. Le reste des gestes est détaillé ici.